19 avril 2018

En matière de communication franchiseur / franchisé, la démarche est plus évidente à l’extérieur, vers les candidats et les clients, qu’à l’intérieur du réseau, lorsqu’il s’agit de passer des messages aux affiliés eux-mêmes, et une question se pose d’emblée : toute vérité est-elle bonne à dire ?

Vous connaissez sans doute la phrase mythique des policiers américains au moment d’une arrestation : “Vous pouvez garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous”. Eh bien, la communication franchiseur-franchisés repose parfois sur les mêmes principes. C’est pour cette raison que beaucoup de sièges d’enseignes, parfois nationales et reconnues, choisissent de garder un silence prudent sur certains sujets.

Et si nous pensons qu’un déficit de communication du franchiseur sera toujours interprété dans un sens négatif par ses affiliés, l’exercice doit pour autant avoir ses limites.

Informer le réseau… ni trop, ni trop peu !

La tête de réseau est souvent persuadée que tout le monde sait qu’elle fait le maximum. C’est hélas faux. Des franchisés trop ou mal informés peuvent même finir par penser qu’on ne fait rien pour eux ou qu’on se trompe au siège, à tort ou à raison…

Au même titre qu’un exécutif ou un gouvernement, le siège d’une franchise doit donc en permanence prendre tout particulièrement soin de son “opinion publique”. Il lui faut garder une longueur d’avance sur les risques d’interprétations et sur certaines transmissions « transversales » entre les membres du réseau.

Donc, avoir le contrôle et la maîtrise de l’information diffusée.

Quitte à la limiter s’il le faut. Ce qui nous fait dire finalement que non, toute vérité n’est pas forcément bonne à dire dans le cadre d’une communication bien maîtrisée par le franchiseur.

Mais le débat reste ouvert, bien sûr…