3 mai 2018

Minorer son droit d’entrée pour signer plus vite un contrat de franchise. Consentir une remise sur la redevance proportionnelle ou forfaitaire. Baisser le prix d’une formation, d’un service ou d’un produit… Les occasions pour un réseau de négocier ses tarifs et les bonnes raisons pour le faire sont nombreuses. En fait, elles sont toutes mauvaises !

Quand j’étais franchiseur, combien de candidats ou de franchisés m’ont demandé de bénéficier d’un tarif spécial, différent des autres… Et certains d’entre eux le justifiaient, sans aucun doute !

Mais j’ai toujours dit non ! Vous savez pourquoi ? Parce je craignais avant tout qu’un membre du réseau qui avait bénéficié d’une remise le dise à un autre. Qu’au cours d’une formation ou d’une convention, une conversation s’engage, du type : au fait, tu as payé combien de droit d’entrée, toi ? 17 000 € ? Mince, moi ça m’a couté seulement 12 000… 5 000 € de moins ! Tu sais pourquoi ?

Une baisse de tarifs en franchise : pourquoi faire ?

Alors attention : il est parfaitement justifié (voire conseillé) que vos premiers membres, les « pionniers », comme on les appelle, bénéficient de conditions financières plus favorables que ceux qui intègrent plus tard une enseigne parfaitement au point.

Mais c’est à peu près la seule justification valable, car sinon, des différences au niveau du prix de la franchise, de ses services ou de ses fournitures seront certainement un problème dans tous les autres cas. Une source de conflit entre les membres de la franchise. Et vos affiliés qui découvriraient qu’ils ont payé plus cher que les autres pourraient alors ressentir un vrai sentiment d’injustice et en vouloir à leur franchiseur.

Car un des principes de base qu’attendent les affiliés, à prestations égales, c’est bien l’équité. D’être tous traités financièrement de la même manière.

Voilà pourquoi, à notre avis, un franchiseur ne devrait JAMAIS faire de remise à ses franchisés, à moins d’avoir vraiment une bonne raison pour ça !